Brève biographie de Pierre-Yves Rougeyron

xagtf5_pierre-yves-rougeyron-président-du_news.jpgPierre-Yves Rougeyron se présente partout où il se rend comme le « Fondateur du Cercle Aristote », il en est le principal et unique animateur.
Il le dit « composé surtout de jeunes », et le définit comme "un cercle d'étude de l'histoire et de la pensée politique française" et dit militer pour l « 'attachement au bien commun de la Frace (sic) c’est-à-dire la « res-publica »». Ces réunions sont régulièrement annoncées sur d'Egalité et Réconciliation, le site d'Alain Soral. Il assure organiser « en moyenne un conférence et signature d’ouvrage par semaine » et préparer l’édition d’un ouvrage sur l’idée de Nation au XXIe siècle.
Ces réunions se tenaient jusqu'à une date récente au Local, le bar associatif de Serge Elie Ayoub, plus connu sous le nom de Batskin, ancien leader des skinheads néo-nazis (ou boneheads) - Rougeyron dit être « (s)on ami ». Le Local, monté à l'origine par Alain Soral et Serge Elie Ayoub, , voit alors affluer une clientèle moins typée lors des conférences organisées en sous main par Pierre-Yves Rougeyron qui y fait défiler son carnet d'adresse enrichi au cours de la brève dérive qui l'a conduit des Jeunes populaires à l'extrême-droite, en passant par le milieu souverainiste.

En effet, après avoir été un docile militant des Jeunes Populaires dans le quinzième arrondissement (http://fabricerousseau15.hautetfort.com/files/pdf-jcs.pdf), il fréquente les milieux souverainistes principalement autour de Paul-Marie Coûteaux et de son parti de poche dénommé le RIF (Rassemblement pour l'Indépendance de la France), connu pour sa proximité avec des groupuscule d'extrême-droite qu'il utilise pour grossir les rangs de ses manifestations faméliques, tels que le Réseau Nationaliste de Thierry Maillard ou le Renouveau Français (anciennement Garde Franque) de Thibault de Chassey, aussi connu sous nom de « médieval-faf », Sigdebert.

De son passage dans les milieux souverainistes, friands de jeunes désireux de s'engager, Rougeyron profite pour étoffer son carnet d'adresse. C'est ainsi qu'une fois rallié (temporairement) aux projets de Serge Ayoub qui veut à la fois réaliser une OPA sur l'ensemble de l'extrême-droite d'Ile-de-France et recentrer son image, il s'attèle à la programmation des conférences du Local. Local que depuis avril 2009 Philippe Goujon, maire UMP du 15e arrondissement, a annoncé vouloir faire fermer, sans succès, malgré les fréquents incidents à proximité. Des rumeurs qui n'ont pu être prouvées avancent que la Préfecture de Police protégerait l'endroit pour garder un œil sur la mouvance nationaliste radicale, voire compterait Serge Ayoub parmi ses indicateurs et ses agents provocateurs.
De la liste à la Prévert des invités des conférence organisées par Rougeyron une seule constante : la recherche de notoriété (le buzz...) plutôt que lq recherche d'une cohérence. Cette absence de cohérence peut-elle être mise au compte du fait que Pierre-Yves Rougeyron dit avoir « été élevé par des maîtres issus de la libre pensée » ?
Ainsi défileront, entre autres, Louis Dalmas (de Polignac), directeur du périodique B.I, anciennement BalkanInfo, connu pour ses nostalgies titistes et son engagement trostkiste impénitent, ainsi que son comparse Maurice Gendre. David Mascré, fonctionnaire du Quai d'Orsay et aujourd'hui conseiller spécial de Marine Le Pen, Stéphane Giocanti, professeur et essayiste, biographe de Maurras, ancien de l'Action française et homosexuel notoire. Autres homosexuels notoires, Philippe de Saint-Robert, essayiste et tête de réseau des homosexuels gaullistes, au nombre desquels compte un autre intervenant, l'auteur conspirationniste Pierre Hillard, ainsi que son « parrain », l'inévitable Paul-Marie Côuteaux. Au milieu de cette charmante compagnie vinrent également le pétaino-hitlérien Pierre Sidos, fondateur de l'Oeuvre Française ou bien encore l'abbé intégriste Guillaume de Tanoüarn. On y vit aussi l'ex soralien Michel Drac, animateur de Scriptoblog et des éditions Retour aux sources. Ainsi que l'un de principaux comparses de Rougeyron, Romain Bessonnet, militant actif de l'Unef, des jeunesses étudiantes communistes, puis du PC qu'il a quitté pour rejoindre le MRC de Jean-Pierre Chevènement, et aujourd'hui agent d'influence pro russe.

Parmi les invités du Cercle Aristote, on vit également Jacques Cheminade, de Solidarité et Progrès, antenne française de la secte de Lyndonn Larouche. Pierre Cassin, militant syndicaliste CGT, franc-maçon et très lié à l'organisation paramaçonnique juive du B'ni B'rith, sioniste, animateur de Riposte Laïque, depuis peu allié des Identitaires. Chacun se souvient de l'apéro saucisson-pinard... Auquel appellera par ailleurs le Cercle Aristote, scellant publiquement sa proximité avec les Identitaires, alors même qu'il navigue toujours avec Ayoub avec lequel les Identitaires se sont lancé dans une farouche concurrence.
Au moins Pierre-Yves Rougeyron est-il à l'aise avec la rhétorique de Riposte Laïque, lui qui se dit « issu d’une tradition jacobine »... Un de ses compères du Cercle Aristote, ne s'est-il pas fendu d'un article pour nier le populicide vendéen, dont Gracchus Babeuf et Napoléon (pourtant une des idoles du Cercle Aristote...) ont pourtant reconnu la sombre réalité ?... Qu'en dit Raphaël Dargent, qui n'a pas toujours dissimulé ses sympathies monarchistes et un certain style « nouveau muscadin » ?  Qu'en pensent les gaullo-maurrassiens qui pullulent dans le souverainisme ?
Autre invité du Cercle Aristote, Patrick Gofman ancien troskiste qui clochardise à l'extrême-droite depuis la mort de son unique employeur au Libre journal de la France Courtoise.
Beaucoup des personnalités invitées par Rougeyron font également l'objet d'entretien avec Enquête et débat, énième tentative lancée par l’inénarrable Jean Robin, ancien élève de l'Ecole de Guerre Economique, dont le seul but semble de vouloir faire du buzz autour de lui-même pour s'imposer sur le deuxième marché de la vie intello-mondaine politiquement incorrecte, ayant compris qu'il y avait là un secteur de marché, une niche à prendre. Robin et Rougeyron travaillent de conserve et s'appuient l'un l'autre dans leurs démarches. Leur méthode est la même, aller sur ce qui fait du buzz dans le politiquement incorrect : Dantec, Soral, Dieudonné, Kémi Seba, Zemmour, Lévy, Finkielkraut, Ménard... avec pour qui prête attention, une obsession pour la question juive, les chambres à gaz, le conflit israélo-arabe, le racisme, l'islamisation, les lois mémorielles.

Pierre-Yves Rougeyron se dit « juriste de formation ». Il aurait étudié à Paris II-Assas, encore qu'il ne se soit pas fait remarqué ni dans le syndicalisme étudiant ni d'aucune autre façon, ce qui explique peut être que personne ne se souvienne de lui. Il se présente également avec des cartes de visites de l'Ecole de Guerre Economique, ce qui laisse penser qu'il en est ou en a été élève.


On peut supposer que les dirigeants de l'école de Guerre Economique et partant les services de l'Etat, ne sont pas loin : en effet ses dernier temps le Cercle Aristote se réunit chez l'escroc Olivier Demeocq, patron du Carré parisien et familier de l'Ecole de Guerre économique, on trouve la signature de Rougeyron sur le site infoguerre.fr et certains éléments semblent confirmer la connexion. Où l'on voit que les services de l'Etat, via l'EGE, ne néglige aucune des possibilités qui leur sont offertes...
Tandis qu'il s'est lové au cœur du dispositif de l'extrême-droite parisienne, Rougeyron donne encore des papiers à droite à gauche, comme par exemple à Réforme & Modernité, le club présidé par Hervé Mariton, député UMP de la Drôme et ancien ministre, ou bien encore à Nouvelles de France, le portail d'information libéral-conservateur lancé en sous-main par la galaxie Contribuables Associés-Le Cri-Délit d'image-Quatre Vérité hebdo, où l'on rencontre l'inévitable agent américain Alexandre Pesey... Les libéraux-conservateurs français n'ont visiblement pas encore compris à qui ils avaient affaire avec Rougeyron...
Rougeyron (re)lance une revue « Libres », jadis tenue par Raphaël Dargent avec l'aide logistique de l'éditeur autodidacte Michel Drac (Retour aux sources), faisant ainsi la jonction des gaullo-souverainistes et de l'extrême-droite conspirationniste.
Rougeyron anime également de temps à autres des colloques très significatifs. Par exemple celui sur l'amitié franco-russe qui se tint à l'Institut de la Démocratie et la Coopération, qui est une officine d'influence et d'espionnage russe aux mains de Poutine : animée par Natalia Narotchnitskaya, y sont conçues et montées des opérations d'infiltration et de constitutions de réseaux en faveur de la propagande pro russe et pro Poutine à destination des publics français et européens.
On ne peut s'empêcher de penser à l'affaire Sorlin et à la riposte brutale des services français par le biais de l'émission les Infiltrés... ou encore à la mainmise des russes sur une large fraction des milieux souverainistes, nationalistes ou identitaires par les flots d'argents et/ou le succès de leur propagande dans ses milieux : l'association Enfants de Beslan suffit à en donner un aperçu.
Un des appuis importants de Rougeyron est John Laughland, directeur des études de l'IDC russe, qualité dont il se prévaut rarement afin de ne pas griller sa couverture de « patriote ».
Rougeyron a d'autres étranges fréquentations : un certain Charles Aslangul conseiller municipal UMP et Président de l'Ordre Républicain, très impliqué dans la lutte judiciaire contre le Quick hallal, qui chasse quant à lui sur les terres des Identitaires, mais pour le compte de qui ? 
De lui-même tout d'abord, tant il a voulu faire de cette confrontation un tremplin médiatique, sur une ligne très « centriste », républicaine, jacobine et universaliste. Il répète de façon très politiquement correcte que « La France est le pays des Lumières, le pays des Droits de l’Homme ». Ou bien encore que « (s)on association, l’Ordre républicain, est ouverte à tous sauf au Front national car (il) pense aujourd’hui qu’il regroupe encore beaucoup de raciste et de fascistes. (Il) soutien notre Président de la République , la majorité présidentielle avec énergie et l’assurance d’avoir, en la personne de Nicolas Sarkozy, un excellent Président de la République », ce qui lui a permis d'être repris par des sites tels que juif.org. 

Autre fréquentation étonnante de Pierre-Yves Rougeyron : Jean-Luc Pujo du Club Penser la France, qui intervient quant à lui devant le PRCF, un ramassis de staliniens, à la fête de l'Humanité sur le thème : « « Quelle alternative révolutionnaire pour la France ? ». Il est également l'auteur d'articles aussi instructif que « OBAMA : Prix Nobel de la paix ? Pourquoi « OUI », ou encore un papier conspirationniste sur les attentats de New York du 11/9/01. 
Jean-Luc Pujo est comme Rougeyron, un républicain, un jacobin et un ambitieux de « l'autre rive » qui pense pourtant que « Le Front National est un leurre ». Qu'il puisse avoir raison n'entre pas ici en ligne de compte, ce qu'ils veulent mettre en lumière, c'est leur refus de la compromission avec ce qui vous disqualifie pour une carrière sereine... 



On trouve aussi sur le blog du Cercle Aristote (action-republicaine.over-blog.com) des lien vers le Grand Orient de France ou la Ligue de l'Enseignement, entre autres liens vers des groupuscules gaullistes ou de gauche laïcarde.
Nonobstant ses accointances mi républicaines, mi gaullistes, mi souverainistes, mi identitaires, la dernière référence de Rougeyron serait Regis Debray qui a glissé en quarante ans de Che Guevara, que d'aucun le soupçonne d'avoir livré à la junte bolivienne, au comtisme le plus fossilisé pour finir dans un gaullisme de gauche muséographique.
Et puis il y eut Zemmour. Pierre-Yves Rougeyron est le président de l'Association des amis d'eric zemour (sic). L'occasion était trop belle de se mettre au premier rang derrière Zemmour pour tenter d'en tirer un quart d'heure de notoriété warholienne lors des attaques menées contre le journaliste vedette. Cela n'empêcha pas son complice Jean Robin de réaliser une vidéo intitulée la «  face cahée d'Eric Zemmour » et d'y soulever quelques unes des contradictions du rebel de service.
Qui donc est Pierre-Yves Rougeyron, sinon un provocateur et/ou un infiltré ?